Oh, sister, let’s go down

Je sais pas pour vous mais ici, là, il est tard. Tard pour quelqu’un qui a dormi quatre heures la nuit dernière et trois celle d’avant, qui doit se lever demain et faire des trucs importants.

MAIS BON.

J’avais envie de parler mais je peux pas appeler, sinon je dérange petite sœur, la meilleure d’entre nous, ce petit renard assoupi qui a plus besoin de sommeil que moi. J’avais envie d’écrire a un garçon que j’aime bien mais il est un peu tard pour ça. Alors me voilà. 

C’est la dernière nuit. Le nid du chaos, l’appartement lyonnais au parquet tiède et à la jolie vue, vit sa dernière nuit. Il est déjà à demi vide, et ça résonne bizarrement quand on soupire parce que putain, tu te rends compte, c’est la dernière nuit. 

Après c’est Paris. Paris hors de prix, Paris surtout jolie la nuit, Paris harcèlement de midi à minuit. Mais aussi Paris les amis, Paris la nouvelle vie. Un écho de Paris est passé dans mon salon hier, un pas-vu-depuis-trop-longtemps avec de la pluie sur sa veste en jean, et Paris m’a manqué. Paris et ses pyjama-party entre boulot et fous rires, Paris et ses escapades, Paris et ses après-midi paresseuses. 

J’arrive, Paris. 

J’ai jamais été très douée pour les bilans. Ce que je laisse derrière me brise le cœur, ce qui m’attend le fait battre un peu plus vite. J’ai peur de changer mais envie de changement, faites vos jeux, moi j’ai déjà signé, je m’en vais. 

Dans une semaine à la même heure tous les copains feront la fête ensemble, et moi j’y serai pas mais j’aurai un sourire jusqu’aux oreilles parce que je serai quand même là, un peu loin, un peu boiteuse mais j’aurai vu les costumes, fait écho aux rires, fait des bisous dans des cheveux platine et des sourires au monde entier. Puisqu’on dirait que mon monde presque entier est à Paris. 

Tant de choses vont me manquer mais si j’y pense, c’est fichu. Alors on dit qu’on va de l’avant même si je ne marche pas encore très vite, on dit qu’on chérit les souvenirs et qu’on les prend dans sa valise. 

Demain je donne un dernier tour de clef et j’arrive. 

  

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6 réflexions sur “Oh, sister, let’s go down

  1. Je ne pourrais pas. Oh combien tu as du courage. Lyon c’est mon chez moi. Paris c’est l’étranger, la cohue. Alors oui, il y a Mad’, de jolis monuments, plus de gens à rencontrer et les locaux de france inter, mais c’est tout quoi ! Y vivre, quelle misère. En tout cas accroche toi bien ! Bien du courage mais surtout de l’énergie, pour suivre le flux parisien. Mes respect d’avoir fait ce choix ! Emmène nous tous avec toi 🙂

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