[BOOK] Que les soixante-quatorzièmes Hunger Games commencent !

Difficile de passer à côté de la folie Hunger Games ces temps-ci, surtout quand on traîne sur Tumblr. La saga de Suzanne Collins ayant été adaptée en films dont le premier sort dans une semaine tout pile, les fans n’en peuvent plus d’attendre et plusieurs dizaines de posts défilent, partageant la bande-annonce, les interviews, des extraits ou des artworks issus des aventures de Katniss Everdeen à Panem.

Toute cette effervescence a attisé ma curiosité, et quand on m’a décrit Hunger Games comme « Un Battle Royale pour teenagers », je me suis dit que ça pouvait valoir le coup d’y jeter un oeil. Ce qui est maintenant chose faite, grâce à la générosité de Parazited qui est passée me prêter le bouquin hier.

Katniss Everdeen vit dans le District 12 de Panem, une cité post-apocalyptique bâtie sur les ruines des Etats-Unis dans un futur indéfini. Les puissants, retranchés dans la luxueuse ville de Capitole, maintiennent leur emprise sur les populations plus pauvres à travers les Hunger Games, un évènement annuel au cours duquel deux adolescents (de 12 à 18 ans) de chacun des douze Districts, un garçon et une fille, sont rassemblés dans une arène géante avec un seul but : s’entretuer jusqu’à ce que le dernier vivant reste vainqueur. Quand sa petite soeur de douze ans, Primrose, est tirée au sort pour y participer, Katniss n’hésite pas et se porte volontaire à sa place ; elle est donc jetée au coeur des Hunger Games en compagnie de Peeta, fils du boulanger du District 12, avec la certitude qu’elle ne peut que tuer ou mourir.

Impossible en effet de ne pas penser à Battle Royale tant le schéma est similaire : armes acquises de façon quasi-aléatoire (dans Battle Royale, c’est un sac qui est attribué arbitrairement à chaque combattant ; dans Hunger Games, une « corne d’abondance » rassemble nourriture, armes et autre précieux objets, cause principale des premiers morts du jeu qui s’entretuent pour les meilleurs articles), un seul survivant possible, des combattants adolescents, une arène immense et un vainqueur porté aux nues après la fin des jeux.

Il y a bien une chose qu’on ne peut pas enlever à Hunger Games : c’est très prenant. Je l’ai lu d’une traite, en un peu plus de deux heures, malgré mon examen le lendemain et ma fatigue. L’histoire se déroule de façon fluide, avec parfois quelques incohérences mineures (Katniss jette un truc par la fenêtre. Trois pages plus loin, Katniss se demande si elle peut ouvrir la fenêtre. Comment dire. OUI.) et de petites lenteurs dues à l’inévitable chaos sentimental qui finira par lier Katniss à son partenaire et ennemi, Peeta. Ce que j’ai également apprécié, c’est l’effort fait par l’auteur pour justifier les Hunger Games et sa proposition de futur, une attention qui ne se retrouve pas dans la saga Pretties, par exemple (ou alors je ne m’en souviens pas), ni dans d’autres oeuvres post-apocalyptiques, surtout quand elles sont à destination des teenagers. L’explication des jeux est à peu près cohérente : après avoir subi une révolte qui a failli leur coûter leur place et leurs têtes, les dirigeants ont mis en place divers systèmes pour que les peuples asservis n’oublient jamais qui contrôle leur existence : annexion de toutes les récoltes, destruction totale d’un District, le 13, à l’aide de bombes toxiques, renforcement des inégalités entre habitants des différents districts, et les Hunger Games. Une façon de dire à tout le monde : nous possédons vos vies, vos enfants, votre avenir. Et maquiller ce massacre en jeu télévisuel n’est qu’un moyen de forcer chacun à regarder des adolescents mourir, histoire de ne pas oublier de quoi le régime est capable. Ca, c’est pas mal, c’est crédible, et ça change du « C’est-comme-ça-et-c’est-tout ».

Maintenant viennent les critiques. Il en faut. Donc : Le paragraphe à venir va largement spoiler l’intrigue du premier tome (et donc du film à venir), si vous ne voulez pas savoir, descendez, je préviendrai de la fin des spoilers.

J’ai trouvé Hunger Games bien trop gentil. S’il est compréhensible qu’une fille de 16 ans qui n’a rien demandé à la vie puisse rechigner à tuer d’autres gens et préfère survivre cachée dans la forêt pendant un moment, histoire de se salir les mains le moins possible, on est tout de même dans un cadre où la violence et la mort se doivent d’être au coeur de l’action, et d’être assez puissantes pour faire ressentir quelque chose au lecteur. Mais les deux scènes se voulant un peu gore sont décevantes de précautions : Katniss fait ses premières victimes en leur faisant tomber dessus un nid de guêpes tueuses aux piqûres mortelles, mais se prend quelques dards dans le corps aussi. Cependant, avant d’être assommée par le venin, elle a la présence d’esprit de récupérer sur le cadavre d’une autre adolescente l’arc et les flèches qui constituent son arme de prédilection et qui pourront lui permettre de gagner. Sauf que le corps de la fille est en totale décomposition, et que Katniss se retrouve à la démanteler pour pouvoir récupérer ses biens. Bon, là, vous me direz, ça va, c’est quand même assez moche. Sauf que non : la scène est racontée, comme le livre, à la première personne, et l’esprit de l’héroïne étant embrumé par le poison, on n’en « voit » que très peu. Surtout, plus tard, on se rendra compte que c’était probablement une hallucination due aux piqûres, et donc que cette situation éprouvante n’a jamais eu lieu (Katniss ayant simplement retourné le cadavre pour prendre ses armes). La seconde scène la plus hardcore se situe à la fin, lorsque Katniss et Peeta, ayant appris qu’ils pouvaient être tous deux vainqueurs, se liguent contre Cato, dernier survivant à part eux, poursuivi par une bande de loup-garous bizarres qui se révèlent être les cadavres modifiés des participants déjà tombés (ce qui est franchement nul, absurde, et je me suis esclaffée dans mon lit). Cato est revêtu d’une sorte d’armure high-tech qui ne l’empêche pas de tomber au milieu de la meute de loups ; il passe donc une nuit entière à agoniser lentement sous les coups au lieu de se faire proprement bouffer, surplombé par Katniss et Peeta, blessé, retranchés en hauteur à subir ses gémissements. Bon déjà, il faut une nuit à notre héroïne pour se dire qu’elle pourrait l’achever d’une flèche au lieu de le laisser couiner, ce qui est une preuve de bêtise, mais surtout la scène est tellement ridicule que je n’ai même pas grimacé. Je trouvais juste ça nul, parce que c’est nul. Dommage qu’un livre qui se base sur la cruauté d’un jeu mortel n’ait pas les tripes de montrer un peu de vraie violence.

Ensuite, l’intrigue amoureuse. Quelques mots. Un mot. POURRIE. Suzanne Collins essaie de semer le doute en faisant passer l’amour de Peeta pour une stratégie marketing, ce que cette chère Katniss est assez stupide pour croire pendant les deux tiers du bouquin, mais pas moi. Et tente de nous faire croire jusqu’à l’épilogue que les sentiments de Katniss envers Gale (ci-dessous), son ami et partenaire de chasse du District 12, sont strictement platoniques. Indice : FAUX. On est dans de la teen lit, et quand il y a une fille + un garçon + un autre garçon qui débarque, c’est pas pour être amis et traîner ensemble pendant dix ans façon Ron, Hermione et Harry. Donc c’est nul, les sentiments naissants de Katniss pour Peeta, maladroitement justifiés par l’espoir de plaire au public et de recevoir des cadeaux de sponsors, sont gros comme une maison, tout comme il est prévisible qu’à la fin, en rentrant au bercail, elle se rende compte que finalement, son cher Gale (qui, lui, au moins, ne fait pas de bruit dans les bois) lui plaît un peu plus que mister Boulanger. Une romance qui prend beaucoup de place et qui aurait été intéressante si elle n’avait été en effet qu’un calcul marketing à l’intention des Juges et du public.

Fin des spoilers, vous n’avez plus d’excuse pour ne pas lire !

Quelques considérations plus générales sur Hunger Games et la teen lit’. Je ne le répéterai jamais assez : ce n’est pas parce qu’on a douze, quinze ou dix-huit ans qu’on n’est pas capable d’apprécier une jolie langue et des intrigues un peu complexes. Hunger Games est écrit de la façon la plus simpliste qui soit : à la première personne (ce qui est très compliqué à maîtriser), avec une langue « actuelle » et « vraie » (ce qui est encore plus difficile). Comme un journal intime que tiendrait Katniss en permanence, en gros. C’est quelque chose qui se fait énormément dans la littérature jeunesse, ce côté limite « proche du peuple » qui se retrouve finalement aussi dans la langue simple d’Anna Gavalda ou de Marc Lévy. Pas de figure de style, rien de compliqué, pas de gros mots. Je ne dis pas qu’un livre doit forcément utiliser tout le dictionnaire et des termes latins pour être bon, mais être auteur c’est, aussi, aimer un peu la langue, en jouer, la titiller, la sublimer. Tout comme un bon cuisinier doit pouvoir relever un plat banal, un bon auteur devrait faire d’une langue courante quelque chose de différent et ce n’est pas le cas ici. En fait, dans la littérature jeunesse, ça ne l’est jamais. Et c’est dommage.

Oh, et aussi. Je sais pas vous. Mais moi, 24 adolescents, de sexe opposé, transcendés par la peur de la mort, le goût du sang ou l’ivresse de la bataille… ça donne du sexe. Au moins un peu. Katniss et Peeta passent plusieurs jours blottis ensemble dans le même sac de couchage et… sérieusement? JAMAIS? C’est bien la faute à Twilight ça encore. Remarque, dans Harry Potter c’est pas folichon non plus. Je trouve ça limite dangereux en fait… parce que les adolescent découvrent la sexualité. Ils s’y intéressent. Il la questionnent. Et ce serait peut-être bien que les héros qu’ils aiment tant, que ce soit Katniss, Bella, Edward, Gale, Harry ou Peeta jouent un rôle là-dedans. Pour dire : oui, la sexualité c’est normal et ce n’est pas une mauvaise chose, par contre il faut faire attention à ci et ça, parce que ça peut être dangereux. Rien que ça, ce serait déjà pas mal de la part des auteurs, qui devraient peut-être se rappeler plus souvent de ce bouillonnement d’hormones qu’est la puberté. Parce que après c’est facile de critiquer Skins en disant que ce n’est pas la vraie vie, que ça donne une image déformée de la sexualité, mais ne pas montrer de sexualité adolescente c’est aussi déformer la réalité. Il s’agirait de s’en souvenir parfois.

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26 réflexions sur “[BOOK] Que les soixante-quatorzièmes Hunger Games commencent !

  1. Autant je suis d’accord avec le fait qu’il n’est pas forcément agréable de lire un livre écrit au présent immédiat et à la première personne; qu’il est difficile de cerner les sentiments de la plupart des personnages, tant le niveau de langue est simpliste (encore faut-il lire la version originale du bouquin, car les livres de l’envergure de « Hunger Games » sont souvent victimes de leur succès, à savoir traduits trop rapidement et n’importe comment, histoire de permettre à l’éditeur de se faire de l’argent au plus vite). Mais tes propos sur le traitement du sujet ‘sexualité’ est assez aberrante. Je suppose que tu es au courant que, lorsque Katniss se retrouve à dormir dans la grotte avec Peeta, ce dernier est mourant (sans parler du fait qu’elle ne se couche qu’une seule fois à ses côtés, dans le sac de couchage, qu’elle quitte ensuite très rapidement) ? Qu’il bouge à peine ? Qu’il y a une caméra fixée sur eux 24h/24 et que tout Panem les observe (leurs parents et proches, Prim y compris; tu ferais l’amour devant ta petite soeur toi ?) ? Ce qui nous oblige à conclure que, à moins d’être des exhibitionnistes sado-masochistes, il n’ont pas la moindre raison de coucher ensemble. Sans parler du fait que le contexte dans lequel ils se trouvent ne s’y prête pas du tout. Le contexte même de « Hunger Games » ne s’y prête pas. Le fait que les personnages principaux soient des adolescents « amoureux » (pas vraiment, en fait, puisque Katniss ne ressent rien pour Peeta à part de la gratitude) n’oblige en rien le livre à devenir un guide de survie sociale de l’ado’ du XXIème siècle. Ce qui ne rend en aucun cas cet aspect du livre mauvais. Un livre reste de la fiction (à moins que ce soit une autobiographie, un récit et caetera, cela va de soi; ici je traite du cas « Hunger Games »). Et la fiction est là pour nous permettre de nous évader, ou alors traiter des problèmes sociaux d’une manière détachée, métaphorique. Un détective racontant l’histoire d’un tueur en série sanguinaire est-il forcément médiocre juste parce que l’image que renvoie le personnage principal ne donne pas un bon exemple de comportement au lecteur ? Je ne crois pas, non.
    Ah oui ! Et serait-il possible de lire, un jour, la critique d’un ouvrage de para-littérature dans que « Twilight » y soit mentionné ?
    Bonne soirée.

    • « Mais tes propos sur le traitement du sujet ‘sexualité’ est assez aberrante. » => sont assez aberrants*
      Ça m’apprendra à me relire~

    • J’avoue que j’ai lu le livre en version française, donc je ne me prononce pas sur la version originale.
      Mon propos sur la sexualité c’est pas juste « Katniss et Peeta lying in a cave, not F-u-c-k-i-ng ». En fait, à aucun moment dans le livre la sexualité n’est évoquée. C’est plutôt ça qui pose souci pour moi, et je ne dis pas que tous les adolescents de seize ans sont obsédés, mais c’est une période de la vie où on est à la fois intrigué, intéressé et curieux envers le sexe, ce qui est normal. C’est une période de découverte où le sexe est important. Donc ok, je comprends que Peeta mourant ne baise pas Katniss devant tout Panem, mais je ne comprends pas que Katniss n’y « pense » même pas. N’évoque pas le sujet, que ce soit avec Peeta, Gale, quand elle porte sa robe de feu etc. Ce qui me pose souci ce n’est pas que Katniss et Peeta ne fassent pas l’amour, c’est que tout le livre se passe comme si la sexualité (qui n’est en effet pas le sujet principal) était simplement quelque chose qui n’existe pas.
      Si tu vas un peu loin, tu verras que dans mes critiques sur Harry Potter je n’ai pas mentionné Twilight… parce que ce n’était pas pertinent. Il faut se faire à l’idée par contre que tous les trucs de fantasy seront comparés à un moment ou à un autre au Seigneur des Anneaux, donc oui, la « teen lit » risque fort d’être comparée à Twilight, Harry Potter ou (maintenant) Hunger Games. C’est ça le succès!

  2. Je ne pense pas que le fait qu’il n’y ait pas de sexualité dans le livre alors qu’ils sont plusieurs fois dans le même sac de couchage soit si annormale, imagine une seconde que c’est toi qui es dans l’arène, qu’on veuille de tué, ect.. Je pense que la première chose que tu voudrais serais surtout de survivre.

    • Du coup j’ai déjà répondu plus haut, je pense que je me suis mal exprimée avec mon histoire de sac de couchage, mais en gros : je trouve dommage, et étrange, et irréaliste qu’un livre qui a des adolescents pour héros n’évoque absolument jamais le thème de la sexualité, même de façon anecdotique.

      • lis le tome 2 ! car pour s’inspirer la sympathie du public Peeta fais croire à tout le monde que Katniss est … enceinte !

  3.  » je ne dis pas que tous les adolescents de seize ans sont obsédés, mais c’est une période de la vie où on est à la fois intrigué, intéressé et curieux envers le sexe »

    Dans un autre contexte, peut-être. Mais dans « Hunger Games », il ne faut pas oublier que les 24 jeunes sont dans une arène, et chacun d’entre eux risque de se faire tuer par les 23 autres à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit. Et si ce ne sont pas ces 23-là qui s’en chargent, on a toujours les juges… Donc, sincèrement, quand bien même ils aient les hormones en ébullition, je ne crois pas qu’ils puissent se permettre le luxe d’y prêter une quelconque attention.

    Ensuite, Katniss est un personnage très terre-à-terre qui ne pense qu’à la survie de sa famille. Elle explique très bien qu’elle n’a jamais pensé à avoir une relation avec un garçon, parce que les conditions de sa vie ne s’y prêtaient pas. De plus, avec Gale elle entretient une relation purement amicale (tout du moins, au début de l’histoire). Quant à Peeta, elle JOUE sa petite amie, elle ne l’est pas vraiment. Pourquoi se poserait-elle des questions « gênantes » sur un garçon dont elle ne connaît rien et à qui elle n’a jamais adressé la parole avant qu’il ait été choisi comme son partenaire pour les Jeux ?

    Et enfin, pour finir, as-tu lu les trois livres ? Car dans les tomes 2 et 3 Katniss se pose beaucoup plus de questions sur ses sentiments envers Peeta et Gale, mais il n’y a rien de bien explicite concernant le sujet de la sexualité. Seulement, personnellement, vu l’ambiance dans laquelle on plonge au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire, je trouverais cela franchement malvenu. Donc, n’y vois rien d’insultant, mais je pense que tu n’as pas saisi le but de l’histoire. Et en lisant seulement le premier volume, c’est juste impossible. Je te conseille donc de continuer.

    Donc, bref. Je ne vais pas m’étendre encore une fois sur ce sujet. Tu devrais revoir ta perception des personnages. Un questionnement sur leur sexualité serait tout à fait gauche.

    • Bon, j’admets qu’au sein de l’arène, ok, on survit, on ne baise pas. Mais dans le district? Katniss est une ado de 16 ans très terre-à-terre qui passe ses journées à chasser dans les bois seule avec un gars qui est à moitié amoureux d’elle. Je veux bien qu’elle ait faim et qu’elle soit concentrée sur les lapins mais je ne trouve pas crédible que le sexe ne soit JAMAISJAMAISJAMAIS mentionné. Tu parles de questions « gênantes », le terme est révélateur : quand on est adolescent (et même à l’âge adulte), le sexe est « gênant » parce qu’il est important. Katniss, vierge de seize ans, DEVRAIT se poser des questions en passant ses journées avec un garçon et en dormant avec un autre (même blessé, même dans une cave, même avec les caméras). Parce que c’est comme ça que les humains fonctionnent. Même si elle n’a pas envie de serrer Peeta ou Gale, la QUESTION devrait se poser et elle est totalement absente, même dans les tomes suivants que je n’ai effectivement pas lus, d’après toi. Je ne demande pas des scènes explicites de fantasmes et d’orgies, simplement, c’est un fait, les gens, notamment adolescents, PENSENT au sexe. Et on est au coeur des pensées de Katniss. Le fait qu’elle n’y pense jamais est incompréhensible et ce n’est pas réaliste. Je ne vois pas pour quelle raison un questionnement sur leur sexualité serait « gauche », car on parle d’un trio ami/amour comportant deux garçons et une fille de seize/dix-sept ans. Donc, ils pensent au cul, même s’ils survivent et se battent et mangent et dorment, ils y pensent à un moment ou à un autre comme n’importe quel être humain. C’est irréaliste et impossible qu’ils n’y pensent jamais, et je ne changerai pas d’avis là-dessus, désolée.

  4. Je suis totalement d’accord avec toi à 100% de la première à la dernière ligne…je devrais t’envoyer mon roman avant de le sortir pour que tu me donne ton point de vue ^^

    • Je ne sais pas si tu t’adressais à moi, mais si c’est le cas, feel free de me l’envoyer, haha. En avant-première x)

  5. Comme je l’ai déjà dit, le sujet dont traite « Hunger Games » ne se prête pas à ce genre de questionnement. Peut-être bien que Katniss se pose des questions sur le sexe, on n’est pas dans sa tête 24h/24. Mais l’auteur n’en parle simplement pas, parce que le sujet ne s’y prête pas. Point. Ce serait comme – exemple simpliste, m’enfin – se plaindre de l’album d’un rappeur parce qu’il n’a pas mis de morceau pop dedans. Forcément, c’est un rappeur… « Hunger Games » nous parle de l’histoire d’une fille survivante qui fait vivre sa famille depuis ses 12 ans dans un monde futuriste dont on ne connaît rien, et non pas d’une ado’ classique en pleine crise. Comment peux-tu savoir de quelle manière les adolescents y évoluent, dans ce nouveau monde ? Et comment peux-tu savoir à quel point sa vie difficile a déteint sur le caractère et les désirs de Katniss ? Tu ne peux pas. Par conséquent, tu ne peux pas dire si c’est normal ou pas qu’elle ne pense pas au sexe.

    Et, une fois de plus, lis les deux autres livres avant de te mettre à écrire des critiques. Les trois tomes sont une seule et même histoire, et il faut les prendre en compte tous les trois.

    • Selon moi, si Katniss et ses copains mangent et dorment et ont visiblement les mêmes besoins primaires que nous, il devrait y avoir des désirs et des frustrations. Pas besoin de lire les trois livres pour en critiquer un, surtout que l’intrigue du 1 est complète et se suffit à elle-meme. Après c’est pas la peine d’épiloguer mille ans sur un point de détail : on ne tombera pas d’accord et c’est pas grave, a la limite tant mieux pour toi si tu as adoré Hunger Games même sans sexe, c’est juste pas mon cas.

  6. « Pas besoin de lire les trois livres pour en critiquer un, surtout que l’intrigue du 1 est complète et se suffit à elle-meme. »

    Ou pas, puisque quelqu’un (i.e. moi) te dit clairement que non, et que ce quelqu’un, contrairement à toi, sait de quoi il parle. Donc je dis et redis que les trois volumes sont inséparables. Les histoires d’amourettes du premier ne sont que de la poudre aux yeux, puisqu’elles ne sont absolument pas le sujet principal de la trilogie. Et ce, de un. De deux, et assez paradoxalement, Katniss s’y pose quand même bien plus de questions sur elle-même et sur ses sentiments dans les deux tomes suivants. Notamment /SPOILERS, peut-être, pour ceux qui liraient mon commentaire\ lorsqu’en embrassant Peeta pour les caméras, elle dit ressentir une « faim » nouvelle, pas celle de la nourriture, mais d’autre chose.
    Cette trilogie nous raconte l’EVOLUTION d’un personnage, Katniss. Certains aspects de son caractère, de ses envies, se révèlent au fur et à mesure. Il faut donc avoir lu les trois volumes pour pouvoir dire si ci ou ça manque à son caractère.

    Cela dit, même dans le premier livre, je me permets de te rappeler un passage: celui où Katniss embrasse Peeta et qu’elle se fait la réflexion que c’est son premier baiser et qu’elle devrait probablement ressentir quelque chose, mais qu’elle ne pense qu’à la fièvre de Peeta… Preuve que les « instincts primaires » ne sont pas oubliés. Ils sont là. Katniss n’est juste pas du genre à y prêter attention.
    Va savoir, elle est peut-être frigide.

    « si Katniss et ses copains mangent et dorment et ont visiblement les mêmes besoins primaires que nous, il devrait y avoir des désirs et des frustrations.  »

    Dormir, manger, boire… sont des instincts de survie. Coucher ne l’est pas. Et ils sont dans cette arène pour survivre. Rien de plus à dire.

    Bref. Avoir 16 ans et ne pas automatiquement penser au sexe n’a rien de louche. Surtout dans un livre. Surtout dans un livre dont l’amour n’est pas le sujet principal. Tu m’as l’air de penser le contraire, et c’est bien dommage pour quelqu’un qui se prend pour un critique. Il faut, des fois, essayer de capter l’ambiance de la chose, plutôt que d’en rester au lignes qu’on lit de façon superficielle. Quoique, je reconnais que le premier volume de « THG » n’est pas ce qu’il y a de plus profond… Mais de là on en revient à la même conclusion: faut avoir lu les trois.

    Et enfin, quant au fait d’épiloguer. Don’t blame it on me, puisqu’on est deux.Tu me réponds, je te réponds. Tu n’aurais pas répondu, je n’aurais pas répondu. Mais je vais peut-être m’arrêter là.

    Bonnes lectures prochaines, et essaye de t’ouvrir un peu.

  7. Hey! Back!
    Attention les gens : commentaire bourré de spoilers.
    Juste pour dire que j’ai lu les trois tomes, finalement. Et que dans le deux, Katniss passe la moitié de ses nuits dans les bras de Peeta. Et que si on évoque parfois un « désir » ou une « fièvre » il n’y a jamais, jamais, JAMAIS d’allusion au sexe. A part pour la prostitution forcée des tributs : la sexualité n’a donc qu’une image dans la saga et elle est profondément négative. Les personnages évoluent, certes, mais dès le début ils ont seize ans, fricotent, dorment ensemble dans des grottes, puis dans des lits, et ô miracle, restent tous vierges.
    Et donc, au sujet des « Quelqu’un, (i.e. moi) te dit clairement que non, « quelqu’un qui se prend pour un critique » et « essaye de t’ouvrir un peu », je répondrai par l’antique adage : It’s my blog bitch, I do whatevah the fuck I want.

    • Et bien dans se cas tu prend un magasine porno et tu nous rabat pas les oreilles avec des absurdités, Merci.
      Pardon de cette franchise, mais en tant qu’adolescente, je trouve qu’a force de nous parler de sexualité par-ci et par-là, on va vite finir par en avoir marre ! laissez nous la découvrir tranquille, on a pas spécialement envie d’ouvrir un bouquin et de tombé sur une scène de « sex » , qui n’est, soit dit en passant, absolument pas nécessaire aux charmes de cette histoire. tu dis le « thème de la sexualité » eh oh on est pas dans un cours d’SVT ok ! de plus il ne faut pas oublier que des enfants de 12-13 ans peuvent lire ce livre et la ça deviendrai presque gênant. tu dit « DEVRAIT se poser des questions  » depuis quand il y a écrit : pour un livre d’ado -> mettre le « thème » de la sexualité ??
      Alors merci pour les personnes censées que sont Manny et Pumba, quand à toi The barmaid réfléchi deux minutes avant de nous débiter des trucs pareilles.

      Girouette.

  8. Si je peux apporter ma pierre à l’édifice, à propos du thème de la sexualité. Il est selon moi vain d’essayer de décortiquer si le contexte des Hunger Games est propice à coucher ou non, ou de la nature des sentiments des deux personnages principaux. Il y a de nombreux passages où le thème aurait pu être abordé, et pourtant il ne l’est pas.

    Comme le dit très bien The Barmaid, ce thème est d’ailleurs complètement exclu de Twilight et d’Harry Potter par exemple. Mais pour faire simple, il l’est également dans la littérature pour adolescent en général, pour la simple est bonne raison du filtre de l’éditeur (et aussi celui des parents, n’oublions pas que le plus souvent ce sont eux qui achètent le livre).

    Quand tu écris un texte pour adolescents, et que tu souhaite un jour être édité, il faut éviter tous ce qu’il pourrait inciter le lecteur aux sexe, drogues et suicide. (D’autant plus aux Etats-Unis) Et c’est justement là où l’on se trompe.
    – Ce n’est pas parce qu’il y a un passage de sexe, que ton gosse va se prostituer ou coucher trop tôt.
    – Ce n’est pas parce qu’un personnage fume ou se drogue, que ton gosse va devenir toxico.
    – Ce n’est pas parce que l’on parle de suicide, que ton gosse va se jeter de la fenêtre de sa chambre

    Ce n’est pas parce que ton lectorat est jeune, qu’il ne peut pas comprendre ces thèmes Bien au contraire, on a tendance a sous-estimer la capacité des ados à encaisser la violence et comprendre la portée d’un texte. Pas la peine de décrire avec précision une agression, pas la peine d’écrire un passage érotique de cinq pages, pas la peine de s’entendre sur les pensées noires d’un suicidaire.

    Il faut aborder le sujet de manière plus subtile, plus intelligente, et surtout faire confiance aux lecteurs. Cela peut être d’ailleurs le point de départ d’une conversation sur ces sujets importants avec les parents, ensuite. Comme il l’est dit dans l’article, l’adolescence est une époque de la vie, pleine de questions et cela serait positif si quelques grandes saga profitaient de leur notoriété pour avoir une portée éducative (et non moralisatrice, on est bien d’accord).

    Cependant, on continue à vouloir maintenant nos têtes blondes dans un monde sans sexualité, sans violence et sans vices. (Ce qui est à mon sens, le meilleur moyen pour qu’elles ne soient pas suffisamment bien préparées pour y réagir une fois confronté dans la réalité).

  9. Salut, à propos du thème de la sexualité dans Hunger Games,
    bien que le contexte de l’histoire ne soit pas très propice pour parler de sexe, il est vrai que Katniss pourrait ne serait-ce qu’y penser…
    Dans le premier tome, elle se retrouve seule avec Peeta dans une grotte (bon, tout le Panem peut les voir) mais elle n’y pense jamais!
    Elle réfléchis beaucoup à ses sentiments pour Peeta et Gale mais ne va pas faire allusion au sexe…
    C’est le genre d’héroïne à ne pas se préoccuper de ces choses-là, son objectif premier est de survivre et maintenir Peeta en vie (dans le 1)
    Elle a été abituée à nourrir sa famille et se débrouille bien sans sexualité dans sa vie.
    Seulement voilà, les jeunes d’aujourd’hui veulent que leurs héros leur offrent un autre monde mais avec les mêmes problèmes (ou presque) qu’eux…
    Alors, oui, le contexte n’est pas idéal, mais il serait quand même logique qu’elle y pense eu moins une fois…
    C’est mon avis personnel

  10. Moi je dis que c’est bien correct comme sa et avez-vous vu tout le succès des Hunger Games??? D’après moi, pout faire de l’argent cette manière de ne pas mettre de sexe est bonne car les principales interéssés (ées) peuvent se l’imaginer. Et DEVINEZ QUOI!!! CEUX CQUI VIENNENT DE CRITIQUER VONT QUAND MÊME ALLER VOIR LE FILM OU LIRE LA SUITE DU LIVRE!!! N’aige pas raison?

  11. Je pense que au lieu de petta il aurait du choisir gale qui est dans le film beaucoup plus beau et a l’aire plus interessant que petta et en plus gale in le voit peut alors que c’de lui que kitness est amoureuse et ceux qui a mon avie est reciproque je trouve que le fillm n’evoque que peu les sentiments entre gale -kitness- petta ceux qui est toutefois dommage a mon avis sinon le film est tres bien je l’ai vraiment apprecier

  12. Personnellement, le livre m’a donné envie de voir le film, pourtant je me disais que c’était le genre de film bien gore ou on verrais pendant plus de 2h des gens se trancher la gorge, se poignarder, s’étrangler jusqu’à ce que mort s’ensuive… Et je dois avouer que j’ai BEAUCOUP aimé les 2 car ils reflétent deux caractères très différents de Katniss, dans le livre elle ne fais pratiquemment que de grogner, de repousser et d’hurler sur Peeta, tandisque dans le film elle est plus gentille et on a vraimment l’impression qu’elle ressent REELLEMENT quelque chose pour Mister Boulangerie. Un exemple? Prenons la scène ou Peeta part cueillir et Katniss chasser, dans le livre quand elle se rend compte qu’il ne répond pas à son sifflement et qu’il réaparait, elle se fâche et le gronde comme du poisson pourri. Tandisque dans le film quand Peeta lui demande de lui filer son arc et qu’elle sourit quand il dit qu’il plaisantais on se rend compte que dans le livre elle lui aurait surement collé une claque… Ensuite quand elle entend le canon et qu’elle commence à paniqué pour Peeta et qu’elle se met à pleurer dans ses bras parce qu’elle a eu peur, au contraire du livre ou elle manque de la transpercer avec sa fléche…Pour être franc j’ai bien aimé le livre mais j’ai ADORE le film, vivement la suite 😀

  13. Bonjour bonjour ! Tout d’abord, c’est vrai que la sexualité est un sujet peut abordé (car, en même temps, difficile à destination d’un public adolescent: soit y en a trop, soit c’est trop cru, trop effleuré, trop gnangnan…etc).
    Mais concernant Hunger Games, peut-on blâmer des jeunes gens, qui se connaissent au final très peu, observés de toutes parts via des caméras, dans un état digne des plus éprouvés candidats de Koh Lanta…etc, de ne pas savourer leur « intimité » lorsqu’ils sont ensemble dans cette grotte ?
    De plus, ce n’est pas le sujet principal du film, je pense d’ailleurs que les tribuns ont à penser d’autres choses, comme par exemple leur survie.

    Ensuite, concernant les sentiments de Katniss envers Peeeeeta (j’aime rajouter des e) et sa relation avec Gale, l’adolescence est justement une période de doute, ce n’est pas parce que c’est évident pour nous (spectateurs, ou lecteurs), que ça l’est aussi dans sa tête. Forcément, survivre ensemble, ça rapproche. Et alors ça se trouble. Et alors c’est normal.

    Après, peut-être que l’auteur nous laisse développer notre imagination à nous, les adolescents, concernant notre chère héroïne et sa vie secrète sous la couette… 🙂

    Alors voilà, sinon j’ai adoré le film, il s’enchaîne très bien, les musiques et le silence (parfois) mettent bien en avant les divers stades d’émotions des héros.
    J’ai aussi lu le livre un, j’ai beaucoup aimé, je trouve que l’ambiance est légèrement différente du long-métrage. J’ai bien le style, on s’identifie vite au personnage, à l’univers extravagant et implacable du Capitole…

    Pour finir, je conseille donc les deux fortement, pour vous forger votre propre avis, et que le sort vous soit favorable !

  14. Mon point de vue serais que se soit normal que Katniss vivant dans un district périphérique,pense plus à chasser pour sa survie qu’à fricotter avec les garçons.De plus ,même si elle passe ses journées avec Gale,elle affirme dans le premier tome ne jamais avoir ressenti quelques sentiments amoureux pour lui.Et n’oublions pas qu’elle pense avant tout à sa sœur,elle ne la laisserai pas mourir de faim parce qu’elle veut avoir des relations sexuelles.Maintenant viens le problème des Jeux,dans le premier tome Katniss a l’air d’avoir une certaine hostilité pour Peeta mais ensuite le livre nous fait comprendre qu’elle ne sait plus ou elle en est ,de plus elle répète qu’ils sont filmés 24h sur 24,même si elle affirme qu’ils ne filment que les choses qui en valent la peine (combats,blessure etc…) ils ne vont pas filmer un tribut en train de se soigner quand ils ont deux ados en train de faire des choses…Et Katniss et une fille de nature très réservée aussi bien dans le livre que dans le film alors sa peu se comprendre si elle ne veut d’une par pas coucher avec Peeta et être filmée (sachant que sa soeur la verra) et de penser à le soigner et se garder en vie plutôt que de prendre du plaisir avec un gars mourant(en plus il ne faut pas faire de bruit)Mais revenons aux questions que pourrais se poser Katniss,il est vrai qu’elle pourrai approfondir le sujet mais entre fantasmer et trouver des plans pour rester en vie je prends la deuxième option,et c’est aussi Peeta qui a affirmé l’aimer même si à un moment elle est perdue dans ses sentiments et même si sa ne rentre pas en ligne de compte ils sont crade alors bonjour les MST.Et je tiens à ajouter que les américains sont souvent excessifs au niveau des limitations pour les films(ex Kung-fu panda interdit au moins de 6 ans )Alors écrire un livre et mettre en film une scène ou il n’y aurait ne serai-ce qu’un soupçon de sexe il serait déjà réglementé pour un certain âge (j’ai une amie américaine)donc cela ferai moins de public et des pertes d’argent.Mais comme je dit toujours chacun ses goûts je ne cherche à convaincre personne je donne juste mon avis.Voila je pense avoir tout dit donc au revoir et merci 😉
    Ps:désolée pour les fautes d’orthographe

  15. Désolée de revenir mais même si tu trouve l’intrigue et certaine scène nulles,dis plutôt que tu n’as pas aimé au lieu de dire que c’est pourri,ce sera mieux
    Merci
    Bye

    • Je ne comprends vraiment pas qu on puisse parler une seconde de sexualité dans Hunger Games!! C un livre d action et de fiction je trouverai mal placer et decevant de trouver ce genre de sujet la dedans!!
      Y a d autre oeuvre pour cela!! Laissez les Hunger Games tranquille

  16. Si vous pensez qu’à 16 ans (mon âge justement) on pense qu’au sexe c’est un peu grave quand même. Le fait qu’on en parle partout aujourd’hui est plus gênant qu’autre chose !
    Pour parler de Katniss, déjà je vois pas pourquoi elle penserait au sexe puisqu’elle n’aime personne « a ce point », et même si elle y avait pense on s’en fout et ça n’a aucun intérêt dans l’histoire ! C’est comme si tu demandais aux auteurs de dire que leurs personnages vont aux toilettes de temps en temps pour montrer qu’ils sont normaux ou un truc dans ce genre… C’est STUPIDE !!!!

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