[FILM] If you guys were the inventors of Facebook, you would’ve invented Facebook.

Ca fait quand même un moment qu’on l’attendait… et comme je suis fidèle à mes convictions, mercredi j’ai été voir The social network, en anglais sous-titré dans le texte (parce que le Pathé Bellecour il roxx).

 

Aux dernières nouvelles, lorsque j’ai été voir le film, Mark Zuckerberg et toute la dream team de Facebook était résolument contre ce film et ne voulait pas le voir. Finalement, il s’avère que le créateur de Facebook et son équipe ont visionné The social network en avant-première (les enfoirés) et ont délivré un laconique commentaire : It was fun.

J’y allais sans attentes particulières, face aux critiques mitigées d’une presse décrivant un film romancé et inégal. En réalité, ce fut deux heures pile de bon (voire très bon) cinéma.

Jesse Eisenberg transforme l’essai de Bienvenue à Zombieland en offrant un jeu tout en retenue et en moue boudeuse, l’homme qu’on ne voit jamais sourire ; on passe du puceau effrayé par les clown-zombies à un visionnaire marginal, se jouant de la société qui le rejette, obsédé par les final clubs d’Harvard.

Andrew Garfield, déjà vu dans L’Imaginarium du Dr Parnassus (je vous ai déjà dit que je l’ai vu en avant-première en présence de Terry Gilliam? Ben maintenant oui), est adorable de naïveté dans le rôle d’Eduardo Saverin, co-fondateur de Facebook (sur le papier) et arnaqué à hauteur de 600 millions de dollars selon lui (le film étant principalement basé sur ses récits ansi que ceux des frères Winklevoss, clamant être à l’origine du projet d’un réseau social sur la fac d’Harvard – autant dire la genèse de ce qui deviendra TheFacebook, puis Facebook). L’acteur évolue vraiment au fur et à mesure que les espoirs et les rêves de son personnage tombent, et c’est dommage, parce qu’il avait vraiment rien demandé à la vie.

And last but not leaaaaaast Justin Timberlake (I’m going sexyback Ouh!), que je savais même pas qu’il jouait dedans parce que je n’ai rien lu sur le film, dans le rôle de Sean Parker, créateur de Napster, excusez-moi du peu, qui va venir bousculer la petite équipe de Facebook en faisant miroiter à Zuckerberg un avenir de rêve, placé sous le signe de l’argent et de la renommée, façon Silicon Valley. A noter une contribution non négiligeable : Drop the « the ». Just « Facebook ».

 Tout ça pour dire que le film est bon. Voire très bon, encore une fois. On regrette un peu une réalisation « classique » de la part d’un David Fincher qu’on a connu plus ambitieux, excepté lors de la très allégorique course d’aviron disputée par les frères Winklevoss.

 J’avoue que je prenais Mark Zuckerberg pour un arriviste arrogant ; ce film, dont on dit qu’il ternit l’image du fondateur de Facebook, m’a plutôt fait changer d’avis. L’arrogance se mue en honnêteté doublée d’une incapacité sociale à comprendre toutes les subtilités de « ce qu’il faut dire ou pas, et quand le dire, ou pas ». Mark Zuckerberg sait ce qu’il veut, et ce qu’il vaut, sans hypocrisie.

 Le problème avec un sujet si actuel, c’est que malgré le dénouement des procès indiqué à la fin, on en vient à se demander « Oui, mais comment ça finit? » lorsque les lumières se rallument.

 La vérité, c’est qu’on sait tous comment ça finit. Puisque cet article sera directement relayé sur Facebook une fois posté.

Écrit et publié pour la première fois le 17 octobre 2010

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